Le Président argentin Javier MILEI, n’est pas vraiment ma tasse de thé, loin de là.

J’ai quand même suivi, avec beaucoup d’intérêt l’entretien qu’il a accordé à Darius Rochebin sur LCI. Je pensais ne pas tenir longtemps et finalement je suis resté jusqu’à la fin. Il faut dire que Darius Rochebin excelle dans l’exercice, posant les bonnes questions et surtout laissant son interlocuteur s’exprimer sans l’interrompre à tout bout de champ contrairement à certains de ses collègues.
J’ai d’abord été frappé par la culture générale de Milei. Je m’attendais à quelqu’un de bien plus rustre. Je ne vais pas porter de jugement sur la réussite ou non de sa politique pour la bonne raison que je ne suis pas suffisamment au courant des résultats obtenus et se fier à sa seule parole est insuffisant. Je ne vais pas non plus m’appesantir sur les jugements excessifs qu’il porte sur le Président TRUMP ou Elon MUSK. Par contre la vision qu’il a de l’Europe mérite que l’on s’y attarde.
Il nous prédit un sombre avenir et ne nous considère pas comme un « bloc ». Pour lui il existe trois « blocs » : Les Etats-Unis, la Chine et la …Russie. L’Europe compte pour des prunes. Et les arguments qu’il avance pour étayer son jugement me semblent dans l’ensemble pertinents. Bien sûr (et il n’a pas tort) l’immigration qui a déjà fait perdre à notre vieille Europe son identité Judéo-Chrétienne. Ensuite un système ou une organisation institutionnelle bloquante : pour toute décision importante il faut l’accord de tous les pays et ceux-ci n’ont pas toujours voire rarement les mêmes intérêts.
Je ne vais pas m’attarder sur les autres arguments avancés mais je dois avouer que j’ai été un peu, voire beaucoup, perturbé dans mes convictions par son pessimisme quant à notre avenir. Je crois qu’il y là matière à réflexion.
